Ce que Rogue one apporte vraiment à l’univers Star Wars

Le seigneur des Sith se retrouve plongé dans une phase de régénération, enfermé dans une cuve de bacta, ce tube luminescent repéré dans le tout premier trailer. Cette substance aux propriétés réparatrices a plus d’une fois joué un rôle discret mais décisif dans la saga Star Wars, et son apparition n’a rien d’anodin.

Rogue One mise sur une équipe de Rebelles résolus à subtiliser les plans de l’Étoile de la Mort, bien avant les événements du Retour du Jedi. Au fil du casting, on retrouve Diego Luna, Alan Tudyk, Ben Mendelsohn, Riz Ahmed, Warwick Davis, Jimmy Smits, Jonathan Aris, Jiang Wen, et Mads Matthiesen. Le film a attendu la sortie du dernier Mission Impossible pour entrer en scène, préparant ainsi l’offensive promotionnelle.

Luke Skywalker, épaulé par un chevalier Jedi, un pilote intrépide, un wookiee loyal et deux droïdes iconiques, s’embarque dans une lutte contre l’Empire et son arme capable d’anéantir des planètes. Son objectif allié : sauver la princesse Leia du redoutable Darth Vader.

Dans cette galaxie, Bodhi, ancien pilote impérial, change de camp et met ses compétences au service des Rebelles. Gareth Edwards, le réalisateur, a assuré qu’aucun Jedi ne viendrait brandir de sabre laser pour cette aventure. Pourtant, quelques allusions à Vador ou Palpatine viennent discrètement ponctuer le récit, rappelant que l’univers Star Wars prospère justement dans ces intervalles inattendus.

Les références émaillent le film sans lourdeur, à l’exception d’un fil rouge omniprésent : l’espoir. Les lasers fauchent, les vaisseaux bousculent la gravité, les affrontements prennent de l’ampleur. Face à ce spectacle, difficile cependant de retrouver tout le frisson mythique du passé ; le retour de Darth Vader, doublé par James Earl Jones, se savoure, mais avec un arrière-goût de clin d’œil plus que de vraie bascule de l’intrigue.

On frôle parfois la caricature du fan service, mais pouvait-il en être autrement en s’attaquant directement à l’avant-scène d’un épisode mythique ? Ce premier spin-off, Rogue One: A Star Wars Story, n’entre dans aucune trilogie : il ose une variante, s’extrayant des schémas tout tracés.

Les scènes de bataille entre ciel et sol s’enchaînent avec un équilibre réussi entre manœuvres spectaculaires et évolutions des personnages. Fait notable, Rogue One fait le pari inverse du Réveil de la Force : suspendant la prudence narrative au profit d’une tension réelle. Les dangers se multiplient, les renforts déferlent, forçant l’escouade à adapter ses tactiques dans des décors qui se renouvellent sans perdre le spectateur dans une confusion géographique.

Anakin, ayant pris l’identité de Vador, reçoit un ordre froid de Palpatine : éliminer le conseil séparatiste, terminant la Guerre des Clones sans appel. Saw Gerrera, vétéran marqué par les traumatismes, laisse parfois transparaître des éclats d’un ancien meneur rongé par l’épreuve. Si Han Solo et Skywalker sont encore absents, la figure de l’ingénieur en chef de l’Étoile de la Mort porte, elle, toutes les familles fracassées par la spirale galactique. À chaque détour de l’image, surgit un nouveau transport impérial, des armures redessinées pour des Stormtroopers inédits, d’autres vaisseaux inspirés des barges de débarquement. Scarif, Yavin, Jedha, une planète encore inconnue : les décors s’enchaînent, tandis que des seconds rôles foisonnent. On croise aussi bien le droïde de protocole RA-7 impérial que des visages calamariens, sans jamais cesser d’ajouter des détails à l’ensemble. Sur tous les supports, le public peut prolonger l’expérience, en découvrant extraits, galeries ou encore guides dédiés.

Présente sur le plateau du Tonight Show de Jimmy Fallon, Felicity Jones a montré quelques-unes de ses aptitudes en combat, offrant un aperçu dynamique du rôle qu’elle incarne à l’écran.

Pour tenter de maintenir la stabilité dans la galaxie, les Jedi n’ont d’autre choix que d’affronter des ennemis de la République. Mais face aux Seigneurs Sith, comme Palpatine, alias Dark Sidious, la partie se corse. Tous forgent leur stature hors du commun grâce à une forme d’aptitude à la Force, enracinée jusque dans leur biologie, et qui bouleverse l’équilibre des pouvoirs.

Rogue One: A Star Wars Story (2016)

Dès le fameux texte déroulant de l’Épisode IV, Un nouvel espoir, tout est posé : « Lors de la bataille, des espions rebelles sont parvenus à voler les plans secrets de l’arme ultime de l’Empire, l’Étoile de la Mort. »

Pour illustrer l’atmosphère du film, plusieurs faits se distinguent :

  • Pao, Drabata amphibien au tempérament bien trempé, charge les rangs adverses en poussant son cri de guerre, “Sa´kalla”.
  • Dans la vraie vie, Bob Iger, à la tête de Disney, garde la mesure : selon lui, Rogue One n’atteindra pas le sommet du Réveil de la Force et ses 2,1 milliards de dollars de recettes.

Sous ses airs parfois naïfs et directs, le scénario de Rogue One offre tout de même de véritables envolées graphiques. Le conflit spatial est montré avec une frontalité rare, sans occulter les conséquences humaines du combat. Côté recettes : le film affiche un 4,5 recueilli sur Allociné, 7,1 sur Sens Critique et 8,3 sur IMDb, preuve d’une réception solide.

Rogue One: A Star Wars Story (2016)

La section britannique Star Wars a mis en avant sur Twitter une featurette dédiée à Rogue One, permettant d’approfondir l’expérience autour du film.

Pendant de longues années, les blockbusters américains tissaient leur récit autour d’une histoire unique, loin de toute démarche d’expansion démesurée. On a su assez tôt que Felicity Jones camperait une résistante de premier plan, bien avant la révélation totale du reste du casting. Pour les fans avides d’immersion, Rogue One: Recon propose une expérience à 360°, signée ILMxLAB, en lien direct avec l’univers du film.

« Cela remonte à treize ans : c’est à Sydney, lors du tournage de l’épisode III, que l’idée de Rogue One a germé ». On retient aussi la silhouette redoutable de la navette Delta-class T-3c et ses ailes tranchantes, ou le personnage d’Orson Krennic, chef obsessionnel du projet Étoile de la Mort et bras armé de la Recherche avancée impériale. Après un drame familial, Jyn, l’héroïne, se retrouve sous la protection du compagnon de route Saw Gerrera, membre convaincu de l’Alliance rebelle. Pour le spectateur, tout est réuni pour prolonger le périple et s’immerger encore un peu plus longtemps au cœur de la galaxie lointaine… Très lointaine.

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