Dans cet article, nous allons clarifier quelques doutes et fournir des informations détaillées sur les messages qui finissent dans le SPAM, l’aide que le fournisseur de la plate-forme de marketing e-mail peut donner et aussi sur ce que l’expéditeur du message peut faire. Continuez à lire !
1. Comment fonctionne réellement la protection antispam ?
Le courrier électronique s’est imposé comme l’un des outils les plus efficaces pour diffuser une information, en un clin d’œil et à grande échelle. Mais à mesure que son usage explosait, les boîtes de réception se sont retrouvées envahies par une avalanche de contenus non sollicités, parfois même malveillants. Difficile alors pour les messages légitimes de ne pas se retrouver noyés dans cette masse.
Pour protéger les utilisateurs, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ont développé des systèmes de détection qui passent chaque message au crible. Les filtres antispam écartent tout ce qui sent le contenu abusif, offensant ou simplement indésirable. Résultat : envoyer une newsletter ou une campagne d’e-mailing n’a jamais demandé autant de rigueur et de méthode.
Le mécanisme repose sur un système de points attribués à chaque mail. Le message franchit-il une certaine limite ? Il sera relégué, voire bloqué. Les critères scrutés sont nombreux :
Voici ce que les protections analysent généralement :
- l’adresse et le nom de l’expéditeur, ainsi que le domaine utilisé,
- le sujet du message,
- la structure et la mise en forme du contenu,
- la quantité de liens présents,
- le nombre et le type d’images intégrées,
- le rapport entre texte et images.
Certains mots ou formulations typiques du spam font grimper le score et, si le seuil est dépassé, le message sera automatiquement filtré. Chaque FAI fixe ses propres seuils, mais la logique reste la même : garantir la sécurité et la tranquillité des utilisateurs.
Pour évaluer comment un filtre antispam jugera votre newsletter, rendez-vous sur http://www.mail-tester.com/.
Ce que le fournisseur de marketing par e-mail doit garantir
Si de nombreux critères dépendent directement de la façon dont vous concevez vos campagnes, d’autres relèvent du rôle du fournisseur de service e-mail (ESP) comme SqualoMail. Les filtres antispam vérifient aussi :
- la configuration du Sender Policy Framework (SPF),
- la mise en place de DomainKeys Identified Mail (DKIM),
- la conformité au protocole DMARC,
- la réputation des adresses IP utilisées pour l’envoi,
- l’absence de ces IP sur des listes noires.
2. L’authentification de l’expéditeur
Avant qu’un e-mail n’atterrisse dans la boîte de réception, les serveurs de messagerie (GMail, Outlook.com, Exchange…) s’assurent que le message provient bien d’un expéditeur légitime. Cette vérification, appelée authentification, protège vos destinataires du spam et préserve la crédibilité de votre nom de domaine.
Votre plateforme d’e-mailing peut se charger de cette authentification, notamment via les protocoles SPF, DKIM et DMARC. Ceux-ci protègent votre domaine contre l’usurpation d’identité et prouvent que vous êtes bien l’auteur des messages envoyés.
Pour cela, il est indispensable de configurer correctement l’enregistrement SPF de votre domaine, en précisant qui est autorisé à envoyer des e-mails en votre nom. Si vous utilisez SqualoMail, il suffit d’autoriser le domaine squalomail.com dans votre enregistrement SPF. Pour en savoir plus sur la modification de l’enregistrement SPF, cliquez ici.
3. L’adresse IP de l’expéditeur
SqualoMail utilise ses propres serveurs et adresses IP, sans recourir à des tiers. Ces adresses doivent conserver une bonne réputation : vous pouvez d’ailleurs la vérifier sur ReturnPath SenderScore ou via l’outil MXToolbox pour contrôler qu’elles ne figurent pas sur des listes noires.
L’expérience accumulée au fil des années permet à leurs clients d’enregistrer des taux de délivrabilité supérieurs de 11 % à la moyenne du secteur.
4. Gérer les rebonds
Un e-mail « rebondi » (bounce) n’atteint jamais son destinataire. Parfois la boîte de réception est pleine, parfois l’adresse n’existe plus, ou a été mal saisie. Disposer d’un système de traitement des rebonds est indispensable pour tout prestataire e-mailing sérieux.
SqualoMail distingue automatiquement les messages temporaires (« absent du bureau », « boîte pleine ») des erreurs définitives (« adresse inexistante »). Les rebonds permettent d’évaluer la santé de votre base de contacts : seules des adresses actives et valides doivent y figurer. Pour garder un taux de rebond bas (jamais plus de 0,5 %), mieux vaut privilégier la qualité à la quantité lors de la collecte des e-mails.
Ce que vous pouvez mettre en place
5. Optimiser l’adresse d’expéditeur
Les études sont sans appel : le premier réflexe d’un destinataire face à un nouvel e-mail, c’est de vérifier qui l’envoie. Si le nom est reconnu, les chances d’ouverture s’envolent.
En B2C, privilégiez le nom de votre entreprise ou de votre marque. Un nom de personne peut convenir s’il s’agit d’une personnalité connue du public cible. Autre option : associer nom et marque pour bénéficier de la confiance et de la proximité.
N’oubliez pas de vérifier la configuration de votre enregistrement SPF, en particulier si vous utilisez SqualoMail. Pour en savoir plus sur la modification de l’enregistrement SPF, cliquez ici.
6. Préciser la fréquence d’envoi
Quand un nouvel abonné rejoint votre liste, envoyez-lui systématiquement un message de bienvenue. Remerciez-le et annoncez clairement à quelle fréquence et sur quels sujets il recevra vos e-mails.
Ignorer ce premier contact et envoyer votre première offre des semaines plus tard, c’est risquer que l’abonné vous ait déjà oublié… ou considère votre message comme indésirable et le signale à son fournisseur, qui étiquettera alors tous vos futurs envois comme spam.
7. Inciter à l’ajout en liste blanche
Pour que vos messages arrivent à bon port, encouragez vos destinataires à ajouter votre adresse à leur carnet d’adresses ou liste de contacts. C’est le moyen le plus sûr d’éviter les filtres. Ajoutez dans vos e-mails une mention du type : « Pour recevoir nos actus, ajoutez @votresociete.fr à vos contacts ». Un tutoriel pas à pas ou un article dédié sur le sujet peut aussi aider à sécuriser la délivrabilité.
8. Un lien de désinscription bien visible
Toute newsletter doit comporter un lien de désabonnement clairement affiché, généralement en bas du message. Un destinataire qui ne trouve pas comment se désinscrire risque de signaler votre e-mail comme indésirable, ce qui impactera durablement votre réputation d’expéditeur, et celle de tous les utilisateurs de la même plateforme.
9. Envoyer avec régularité
La régularité dans l’envoi, semaine après semaine, forge la réputation de l’expéditeur. Si vous maintenez un rythme stable, certains abonnés attendront même vos messages, renforçant votre crédibilité. Surveillez les statistiques, testez différentes plages horaires, et adaptez vos envois en fonction des réactions observées.
10. Attention aux adresses pièges (« spamtraps »)
Les spamtraps sont des adresses créées pour repérer les expéditeurs qui utilisent des listes achetées ou mal entretenues. Y envoyer un message peut vous faire basculer sur une liste noire et ruiner la réputation de votre domaine. Pour l’éviter, ne cédez jamais à la tentation d’acheter une base de contacts. Construisez patiemment votre propre liste, régulièrement nettoyée.
11. L’objet du mail : pas de signaux d’alerte
Le choix du sujet est l’un des paramètres les plus surveillés par les filtres antispam. Un objet tapé tout en majuscules, truffé de points d’exclamation ou de mots racoleurs, et voilà votre newsletter suspecte avant même d’être ouverte. Pour donner à votre message toutes ses chances, misez sur la clarté et la pertinence, sans chercher à appâter à tout prix.
Voici quelques erreurs courantes à éviter absolument :
- rédiger le sujet uniquement en majuscules ou en espaçant exagérément les lettres,
- multiplier les points d’exclamation ou d’interrogation,
- laisser le champ sujet vide,
- utiliser des mots trop commerciaux ou trop génériques (du type « euro », « gratuit », « € »).
Pour approfondir le sujet, découvrez comment rédiger un objet efficace.
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Liste des mots qui activent les filtres SPAMUn article détaille les termes à bannir pour éviter que vos messages ne soient filtrés. |
12. Bien doser photos et liens
Une newsletter peut être envoyée au format texte simple ou HTML. Le format HTML permet plus de créativité, mais attention : certains clients de messagerie n’affichent pas toujours correctement les images. Mieux vaut donc toujours proposer les deux versions.
Gardez à l’esprit quelques règles pratiques :
- Ne créez jamais un message composé uniquement d’images : intégrez du texte, et renseignez toujours les balises alt pour décrire chaque image.
- Veillez à l’équilibre entre images et texte. Trop d’illustrations peuvent être pénalisantes.
- Prévoyez au minimum 500 caractères de texte.
- Évitez l’inverse : un mail 100 % texte sans la moindre image manque d’impact. Ajoutez-en au moins une.
- Assurez-vous que tous vos liens fonctionnent correctement.
- Insérez les liens sur un mot, un bouton ou une image, jamais sous forme brute dans le texte. Par exemple, préférez « Je veux lire l’article » cliquable à une URL affichée telle quelle.
- Utilisez la couleur avec parcimonie : pour le texte, évitez le rouge, le bleu ou le vert trop vifs ; pour l’arrière-plan, choisissez des tons pastel. Vous trouverez des astuces pour concevoir une newsletter attractive dans l’article Le contexte psychologique des bulletins d’information parfaits.
13. Le contenu : soignez le fond autant que la forme
Apportez une vraie valeur ajoutée à vos destinataires. Proposez un contenu utile, fidèle à l’esprit de votre marque et propice à l’engagement. C’est la meilleure façon d’éviter d’être perçu comme un spammeur.
Voici deux conseils à garder en tête :
- Remplacez les injonctions du type « Cliquez ici ! », « Achetez maintenant ! » ou « Offre à ne pas manquer ! » par des formulations plus sobres et originales.
- Même dans le corps du message, évitez les majuscules à outrance, l’espacement forcé, et la ponctuation répétitive.
Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur comment préparer un contenu qui fait mouche.
14. Les contacts inactifs : comment réagir ?
Il arrive que certains abonnés décrochent. Pour raviver leur intérêt, proposez-leur par exemple des jeux-concours, des codes promo, des sondages ludiques ou des réponses à leurs questions. Si, après plusieurs tentatives sur une période donnée (un an, par exemple), vous n’obtenez aucune réaction, il est préférable de retirer ces adresses de votre base. Les contacts inactifs nuisent à la délivrabilité globale de vos campagnes.
15. Laisser la main sur les paramètres de réception
Pensez à offrir en bas de vos messages un lien permettant aux destinataires de modifier leurs préférences (« Modifier vos paramètres » ou « Mettre à jour mes abonnements »). Cela facilite la gestion des envies de chacun et favorise la relation dans la durée.
Sur SqualoMail, ce lien correspond à {modify} {/modify}
et permet à chaque abonné d’accéder à son profil pour mettre à jour ses informations et choisir les listes auxquelles il souhaite rester inscrit.
16. Respecter le RGPD
Envoyez des e-mails uniquement aux personnes qui vous ont donné leur consentement ou dont le consentement n’est pas requis. Cette démarche réduit nettement le risque d’être signalé comme spam et vous protège juridiquement.
17. Pour finir
Éviter les pièges du spam ne relève ni de la magie ni du hasard. C’est tout un art qui repose sur la cohérence, la transparence et un contenu pensé pour les abonnés. Soigner sa réputation d’expéditeur, c’est miser sur la qualité, la pertinence et la personnalisation, tout en respectant les règles du jeu.
Résumé des points-clés
Pour garder le cap face aux filtres antispam et maximiser la réussite de vos campagnes, gardez en tête :
- Chaque messagerie applique ses propres critères, sans standard unique.
- L’objet et la surcharge d’images sont deux causes fréquentes de placement en indésirables.
- Le choix d’un bon fournisseur de service e-mailing (ESP) fait la différence.
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Je veux la provagratuita !













