Google Drive ou OneDrive : lequel choisir pour vos besoins ?

Rappelez-vous quand Google a décidé d’introduire Gmail contestant la popularité de Yahoo et Hotmail ? Non seulement Gmail était un meilleur client de messagerie, il a également mis beaucoup d’espace disponible (1 Go, 500 fois plus que l’espace offert par la concurrence) compte tenu du coût du stockage dans le cloud à l’époque. C’était le premier avril, mais Google était très sérieux à ce sujet.Il semble que Google veut essayer à nouveau, seulement maintenant, veut démanteler l’entreprise de stockage cloud d’Apple, Microsoft, et Dropbox. Découvrez Google One, un nouveau foyer pour les utilisateurs de Google Drive où vous pouvez trouver un stockage dans le cloud économique et bien plus encore.Pour mieux comprendre ce que Google offre réellement, nous avons décidé d’examiner en détail les plans des offres de stockage cloud concurrents. Voyons ce qu’il est vraiment possible d’avoir à des prix aussi bas et si cela en vaut vraiment la peine.

Google Drive

Google One, ou Google Drive selon l’usage, consolide le stockage de tous les services comme Gmail, Drive et Photos. Précision utile : Google Photos permet de stocker un nombre illimité d’images, à condition de se limiter à 1080mp pour les photos et 1080px pour les vidéos. Au-delà, les fichiers entament le quota de 15 Go offerts par défaut.

Petit tour d’horizon des forfaits :

  • 100 Go pour 1,99€ par mois
  • 200 Go pour 2,99€ par mois
  • 2 To pour 19,99€ par mois

Dans certains pays, comme l’Inde, les prix descendent encore plus bas (100 Go pour 1,62€). Les anciens abonnés au forfait 1 To sont automatiquement basculés sur 2 To sans frais supplémentaires. Mais l’accès à Google One dépend encore largement du pays, la généralisation continue territoire par territoire.

Google mise aussi sur des services complémentaires. Les utilisateurs profitent d’une assistance directe par chat, des conseils d’experts, parfois de crédits pour des achats sur le Play Store ou d’avantages sur des réservations d’hôtels signalés directement dans leur moteur de recherche. L’offre s’élargit régulièrement avec de nouveaux partenariats. Son intégration dans Android, Chrome OS, et la galaxie Google, positionne Google One comme un service bien plus vaste qu’un simple coffre-fort virtuel. Par son enracinement dans le mobile et le web, Google Drive garde toujours un coup d’avance sur OneDrive côté usages mobiles.

L’abonnement peut couvrir cinq membres d’une même famille, tous partageant le même forfait sous une seule facturation. L’assistance par chat permet aussi de régler rapidement tout pépin technique.

L’espace loué sert en commun à Gmail, Drive, Photos, et à ce qui dépend de la G Suite. On écrit, partage, édite en temps réel, sur une interface sécurisée, agile, où la collaboration se passe sans heurts. Les fonctions de coédition sont parmi les plus fluides et les outils partagés, efficaces.

Côté compatibilité, Google Drive s’installe partout, sans exception : PC, Mac, Android, iOS, Chromebook. La suite bureautique (Docs, Sheets, Slides, Forms) rivalise sans rougir avec l’offre Microsoft. Reste un défaut : la synchronisation des gros fichiers, parfois lente, même avec une bonne connexion. Un point à surveiller, sans que ce soit rédhibitoire.

Google complète l’écosystème avec des applications comme Agenda ou Keep, qui puisent aussi dans l’espace acheté. L’ensemble forme un tout cohérent, facile à prendre en main.

Microsoft OneDrive

OneDrive fixe la barre à 5 Go gratuits. Pas de quoi pavoiser face aux 15 Go offerts par Google, mais Microsoft avance sur un autre terrain.

Voici les différents niveaux de forfait disponibles :

  • 50 Go pour 2€ par mois
  • 1 To couplé à Office 365 pour 7€ par mois (pour une personne, sur 1 PC/Mac, 1 tablette, 1 smartphone)
  • 5 utilisateurs avec équipement individuel (5 ordinateurs, 5 tablettes, 5 mobiles) pour 10€ par mois

L’extension de stockage va de pair avec Office 365. Pour celles et ceux qui vivent déjà dans Word, Excel ou PowerPoint, l’offre est immédiate. Windows règne sur la bureautique, Google capte l’essentiel du mobile : chacun campe sur ses positions.

Office 365 domine la bureautique d’entreprise, mais Google Photos reste irremplaçable pour l’archivage sans limite de souvenirs (tant que la résolution reste modeste). OneDrive s’intègre nativement à Windows 8 et 10, l’utilisateur n’a rien à configurer. Pour qui travaille déjà dans cet univers, c’est un prolongement logique.

La synchronisation, au quotidien, tourne parfois plus rapidement sur OneDrive que sur Google Drive, un plus non négligeable. Mais sur Mac et iOS, fluidité et ergonomie pâtissent du développement prioritaire sur Windows. L’expérience s’en trouve altérée.

Autre particularité : les modèles d’accès. Microsoft privilégie la licence payante, qui verrouille certaines fonctionnalités. Google, de son côté, ouvre ses portes grâce à la publicité et au soutien des développeurs tiers. Intégrer des applications externes à Google Drive s’avère donc plus simple.

Pour résumer, OneDrive colle parfaitement à ceux qui vivent dans l’univers Office 365. Autrement, d’autres services répondront mieux à vos besoins.

Dropbox

Si 5 Go vous semblent déjà courts, sachez que Dropbox plafonne à 2 Go en gratuit. On peut toutefois augmenter cette capacité jusqu’à 16 Go via parrainages et installations d’applis, une démarche fastidieuse mais accessible pour les plus motivés.

Dropbox ne propose que deux offres payantes :

  • 1 To à 9,99€ par mois (formule Plus)
  • 1 To à 19,99€ par mois (formule Professionnel, avec services additionnels)

La distinction se fait sur les options incluses.

Dropbox conserve l’historique des documents sur 30 jours, 120 si vous choisissez le plan Professionnel. On peut donc restaurer une version antérieure sans stress, atout crucial pour le travail d’équipe ou les fichiers fréquemment retouchés. La formule Pro ajoute la fonction « smart sync », qui permet d’afficher la liste des fichiers sans tout télécharger, un plus handicapable quand le disque est limité. S’ajoutent encore l’accès prioritaire au support et la recherche en texte intégral dans les documents, pratique pour retrouver une note précise en quelques secondes.

Dropbox a bâti sa réputation sur la simplicité et l’efficacité de sa synchronisation, à tel point que Steve Jobs avait tenté (en vain) de racheter la société avant de lancer iCloud. La fidélité des utilisateurs, comparée à celle des fans d’Apple, illustre bien l’attachement que l’outil suscite.

Sur un autre plan, Dropbox se limite à Paper, une application de notes et de collaboration spartiate mais intuitive. Cela reste léger face aux arsenal Google et Microsoft, mais Dropbox excelle par sa stabilité et la facilité d’intégration avec un grand nombre d’applications tierces. Ceux qui veulent la fiabilité et la simplicité paieront un peu plus cher, consciemment, pour cette indépendance, quitte à se passer de fonctions avancées côté bureautique.

Apple iCloud

Apple, recalé au rachat de Dropbox, a donc créé iCloud. Petite curiosité : une partie des données iCloud est stockée par Google, Microsoft Azure et Amazon AWS, un arrangement discret qui déroute parfois les plus mordus de la marque.

Comme chez Microsoft, le forfait gratuit plafonne à 5 Go.

Les paliers payants proposés :

  • 50 Go pour 0,99$ par mois
  • 200 Go pour 2,99€ par mois
  • 2 To pour 9,99€ par mois

Côté prix, iCloud se cale sur Google Drive, mais son repositionnement n’a pas déchaîné les passions lors de la baisse des tarifs.

Là où iCloud se démarque, c’est son intégration totale à l’écosystème Apple. Sauvegardes, réglages, documents : iOS et macOS baignent entièrement dans le service, tout s’y synchronise sans même y penser. Apple propose iWork avec Pages, Numbers, Keynote, une suite agréable, conçue pour ses appareils, mais cantonnée à l’univers Apple, ce qui limite parfois les échanges ou la collaboration hors système.

Alors que mobilité et multiplateforme deviennent la norme, l’absence d’application Android ou d’appli universelle freine l’élan d’iCloud. On peut toujours accéder au service par navigateur web, mais l’ergonomie en souffre. Il existe un logiciel pour Windows, sans atteindre la fluidité d’une application développée exclusivement.

Les critiques concernent aussi la lenteur de la synchronisation iCloud, loin des standards de Dropbox ou même de Google Drive. La gestion des fichiers volumineux fait rarement le poids face à ses concurrents directs.

Résumé : Google Drive, Dropbox, OneDrive ou iCloud ?

Face à ces géants, impossible de déclarer un vainqueur universel. Le vrai critère devient votre quotidien numérique. Chacun de ces acteurs déploie son propre environnement : choisir un service, c’est souvent adopter une logique d’écosystème, un mode de vie connecté qui va bien au-delà du stockage.

Apple illustre cette logique : ses applications brillent sur iOS, mais bien rares sont celles portées vers Android. Pour trouver la solution adaptée, il faut donc souvent raisonner par élimination.

  • Si vos activités gravitent autour d’Office 365, OneDrive s’impose de lui-même.
  • Si vous êtes fidèle à l’univers Apple, avec un Mac ou un iPhone et peu d’intérêt pour Google ou Windows, iCloud sera naturellement le plus cohérent.
  • Les utilisateurs orientés développement, ou ceux qui désirent une solution universelle, robuste et indépendante, opteront pour Dropbox, quitte à payer plus.
  • Enfin, pour celles et ceux qui veulent un service accessible, fiable, réellement multiplateforme et généreux sur le gratuit, Google Drive tient la corde.

Le stockage cloud, aujourd’hui, c’est presque une affaire de réflexes et d’habitudes. Chacun finit par s’installer dans le service qui épouse au mieux ses usages et ses attentes. Jusqu’au jour, peut-être, où un nouvel acteur viendra bouleverser l’équilibre, et tout sera à repenser.

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